Le PBA

Les prémices du PBA

Sur la place du Manège, trônait depuis 1901 le Grand Cirque construit par Auguste Bovyn, renommé plus tard Théâtre des Variétés. Après des travaux de rénovation en 1918, la nouvelle grande salle pouvait recevoir 2500 personnes. Sous la direction de Gustave Bernard, étaient programmés des spectacles de divertissement : opéras, opérettes, féeries des glaces, music-hall, revues et matchs de catch.

Dès 1925, le bourgmestre Joseph Tirou mène un programme ambitieux de modernisation de Charleroi. Au lendemain de seconde guerre, il lance la construction de nouveaux édifices publics destinés à confirmer Charleroi dans son rôle de grande ville du pays et, en même temps, d’élever le bien-être de la population

En 1948, au terme d’une séance agitée, le Conseil communal décide du rachat du Théâtre des Variétés et approuve l’avant-projet de construction du Palais des Expositions, qui devait faire de la ville un centre économique et commercial aussi attrayant qu’imposant, et du Palais des Beaux-Arts. Ce dernier sera destiné principalement à la promotion en terre carolorégienne du théâtre, des beaux-arts, des lettres, de la musique, du cinéma et de la télévision et plus largement à tout ce qui pouvait contribuer au développement culturel. L’étude du projet est confiée à l’architecte Joseph André.

En 1950, le Théâtre des Variétés est détruit.

Le PBA

Six ans plus tard et seulement trois ans après la pose de la première pierre, le 24 octobre 1957, le Palais des Beaux-Arts est inauguré en grande pompe. Robert Rousseau sera le premier directeur.

Ce nouvel édifice de 1 5000 m² allait répondre à de nombreuses exigences politiques, artistiques et techniques dans un style mêlant Art déco et Modernisme, deux courants architecturaux importants à Charleroi à l’époque. Y sont intégrées des œuvres de nombreux artistes : René Magritte, Marino Marini, Pierre Paulus, Alphonse Darville, Ossip Zadkine, Jean Ransy…
Par ailleurs, le Ballet du Hainaut qui deviendra le Ballet royal de Wallonie puis Charleroi danses (dirigé successivement par Hanna Voos, Joge Lefèvre et Frédéric Flamand) ainsi que La Maison de la Culture et le Théâtre du Printemps sont rattachés au PBA. En 1960, Guy Rassel reprend la direction générale du PBA.

Depuis, le bâtiment a subi quelques transformations. Un sous-sol a été ajouté afin d’y installer des ateliers, des lieux de stockage et des loges. Des salles de répétions ont été construites. En 1998, un grand chantier a été entrepris. En plus désamianter le bâtiment, un travail dans la Grande salle sur l’acoustique a été opéré avec un spécialiste, Monsieur Vothan. À cette occasion, les fauteuils ont également été refaits à l’identique. En 2000, l’extension vitrée a été réalisée par les frères Lhoas ainsi que la technique du plateau (fosse d’orchestre, plancher, éclairage, rideau de scène…). D’ici peu, des travaux d’isolation et une rénovation complète du Hangar commenceront.

Des grands noms pour des belles années

L’opéra et opérettes ont fait les beaux jours du PBA. La troupe permanente de chanteurs, musiciens et danseurs et des vedettes parisiennes (Luis Mariana, Marcel Merkès, Paulette Merval…) s’en sont donné à cœur joie. Avec l’arrivée de l’Opéra royal de Wallonie (à Liège), en 1966, le PBA a perdu ses artistes et au fil des années, il a alors été décidé de privilégier la qualité à la quantité.

Dès l’ouverture du Palais des Beaux-Arts, nous avons eu la chance de présenter de nombreuses œuvres majeures dans les deux salles d’exposition (Salvador, Vincent Van Gogh, Jean-Michel Folon…). Robert Rousseau était le responsable de ce secteur. À sa mort, c’est son assistant, Laurent Busine, qui a repris la direction de ce secteur. Appeler à fonder et à diriger le premier musée d’art contemporain de Wallonie (le MAC’s à Mons), il quitte le PBA en 2002. Pour des raisons budgétaires, il n’est pas remplacé.

À côté de l’art lyrique et des expositions, l’institution proposait déjà à l’époque du théâtre et des concerts de musique classique ainsi que de variété. On y accueillait essentiellement de nombreuses vedettes parisienne (Annie Girardo, Jean-Louis Trintignant, Jean-Paul Belmondo) mais déjà quelques décentralisation du Théâtre national et du Printemps (dont les productions étaient destinées aux enfants). Concernant la musique, nous travaillions en collaboration avec les Concerts symphoniques populaires, l’Orchestre symphonique de Liège, Le Tokyo Philharmonic orchestra… Nous avons également accueilli des grands artistes tels que Jacques Bref, Edith Piaf, Barbara, Claude François. Aujourd’hui, les variétés sont à l’initiative de tourneurs privés.

La synergie

En 2002, Guy Rassel, après 40 ans de bons et loyaux service, prend sa pension. C’est Pierre Bolle, alors directeur du Centre culturel de Charleroi, qui fut choisi pour le remplacer sur base d’un projet original qui unissait les deux structure. Sous le sigle, PBA + Eden, une programmation variée comprenant du théâtre, du cirque, de la musique classique, de la musique du monde, de l’opéra, de l’opérette et de la danse était proposée. En 2012, suite à une décision ministérielle, la synergie a été interrompue. Pierre Bolle a conservé la tête du Palais des Beaux-Arts et un nouveau directeur a été choisi pour diriger l’Eden.

Aujourd’hui

Nous nous inscrivons dans la lignée de ce que le PBA proposait dès les années 80. Nous offrons toujours une programmation riche et diversifiée de théâtre (de la Fédération Wallonie-Bruxelles mais aussi un focus flamand et international), de musique classique, de lyrique sérieux et léger, de danse, de cirque nouveau. En 2016, le Palais des Beaux-Arts a rouvert les portes de La Réserve, après plusieurs années d’inactivité. C’est dans cette ancienne discothèque, située au sous-sol du PBA, que des musiciens jazz, soul, funk… vous font vibrer.

Le Palais des Beaux-Arts a été reconnu par la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Ville de Charleroi en 2009 comme étant le Pôle lyrique léger de Wallonie. Une subvention a été allouée pour continuer à programmer des spectacles lyriques légers et aussi pour en produire et diffuser. Nous avons également mis en place, en 2015, le Studio lyrique qui propose une formation à des jeunes chanteurs lyrique.

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